Pour la première fois sur le blog, et non la dernière, je vous présente un Top de mes lectures. Je ne sais pourquoi, mais cette année j’avais envie de vous en proposer un. Peut-être parce que j’aime lire ce genre d’articles sur les blogs des uns et des autres. Cela permet aussi de se replonger dans ses lectures et de donner un petit aperçu aux visiteurs de ce qu’a été cette année littéraire pour moi. Il ne m’a pas été facile de détacher cinq livres du lot, aussi ce sera un Top 7. Mon choix s’est finalement arrêté sur les suivants :

Les Hauts de Hurle-vent – Emily Brontë

Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l’ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique.

Ce livre m’a réconciliée avec les écrivains anglaises du 19e siècle. L’histoire très forte et les personnages particulièrement réussis m’ont conquise. J’ai aimé la violence du texte,  l’audace de l’auteure, sa finesse dans la psychologie, l’ambiance oppressante magistralement retranscrite. Cette histoire de vengeance est la plus belle que j’aie pu lire.

 

On ne voyait que le bonheur – Grégoire Delacourt

Antoine, la quarantaine, est expert en assurances. Depuis longtemps, trop longtemps, il estime, indemnise la vie des autres. Une nuit, il s’intéresse à la valeur de la sienne et nous entraîne au cœur de notre humanité.

Après avoir été peu convaincue par ma première lecture de Grégoire Delacourt, ce roman m’a quant à lui sonnée. Haletante, étouffante, glaciale, cette histoire à la tension crescendo qui ne suit pourtant pas un chemin linéaire nous conduit droit vers l’horreur. Celle du geste désespéré d’un père, que nous tentons tant bien que mal de comprendre.

 

Règne animal – Jean-Baptiste Del Amo

Dans cet environnement dominé par l’omniprésence des animaux, cinq générations traversent le cataclysme d’une guerre, les désastres économiques et le surgissement de la violence industrielle, reflet d’une violence ancestrale. Seuls territoires d’enchantement, l’enfance […] et l’incorruptible liberté des bêtes parviendront-elles à former un rempart contre la folie des hommes?

Un immense coup de cœur pour ce livre de la rentrée littéraire qui me laisse encore une impression très forte. D’une noirceur sans égale, d’un pessimisme outrageux, Règne Animal est une pépite dans son genre. Ultra-réaliste, il pousse le lecteur à se poser les bonnes questions sur sa condition, sur ce qu’il a fait de la terre et de ses animaux. Vous n’en sortirez pas indemne.

 

Trois jours et une vie – Pierre Lemaitre

À la fin de décembre 1999, une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt.
[…] La disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.

Je ne pouvais pas ne pas citer mon très cher Pierre Lemaitre. Avec Trois jours et une vie il signe un roman oppressant particulièrement réussi. Partant d’un drame, il se place alors dans la tête du jeune meurtrier, pris entre sa raison, sa culpabilité, et son désir de liberté. C’est le portrait d’un criminel qui n’a pas choisi de l’être, dont on ne peut véritablement condamner le geste.

 

L’Ombre du vent – Carlos Ruiz Zafon

Barcelone se réveille après neuf années de guerre. […] Un père, libraire, et son fils de 10 ans s’en vont sacrifier à un rituel centenaire. Bientôt, le Cimetière des livres oubliés leur ouvrira ses portes. Parmi les fantômes et les rayonnages, le jeune Daniel choisira un volume, un seul. Ce sera L’Ombre du vent. Dès lors, la recherche de son auteur, Julian Carax, obsédera Daniel jusqu’à façonner le cours de son existence…

Avec une histoire complexe et des personnages hauts en couleur, ce roman m’a subjuguée et emportée. Le cadre est particulièrement séduisant, le côté mise en abyme est bien sûr la force du récit, nous interrogeant sur le pouvoir des livres dans nos vies. Ce roman est dense et filandreux, difficile à reposer après l’avoir commencé.

 

Le Congrès – Jean-Guy Soumy

Guillaume Vallade n’avait rien à craindre de l’Eglise. […] Le jeune homme bafoue pourtant l’opinion publique en s’unissant à Jehane, protestante repentie. Bientôt la rumeur d’une vieille blessure à l’aine, couplée à d’obscures manœuvres courtisanes, précipitent le  couple aux bancs du tribunal ecclésiastique. Accusé d’impuissance et sommé d’honorer sa femme devant ses juges, Vallade laissera bien davantage que son honneur sur le lit du sinistre Congrès…

Ce roman a été une très belle surprise, tant par l’originalité du thème que par l’écriture sublime de l’auteur. J’ai été saisie par la puissance de l’intrigue, glauque et dérangeante, marquée par une scène d’une très grande beauté, retranscrite avec pudeur et justesse. Un petit bijou soigné et délicat qui m’a fait découvrir un excellent écrivain.

 

Le Parfum – Patrick Suskind

Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. […] Ce monstre de Grenouille avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers.

Ce roman, mondialement connu, a été une expérience particulièrement étrange et riche à vivre. Ce fut une plongée dans un univers olfactif complexe mêlant puanteur et fragrance divine. Le personnage principal restera longtemps gravé dans ma mémoire tant il se détache du héros classique. Le Parfum est assurément un roman à avoir lu dans sa vie.

 

Et vous, quelle a été votre lecture coup de cœur de 2016 ?

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